Pourquoi on négocie les nouvelles règles de l’assurance chômage ?

Ca s’échauffe bien du coté des partenaires sociaux au sujet e l’assurance chômage. De nouvelles règles sont entrain de voir le jour et de longues négociations continuent d’avoir lieu entre le patronat et les syndicats pour arriver à un accord commun qui arrangent les deux parties. Les professionnels du secteur, comme Filiassur assurance, Axa et autres, observent la situation de près en attendant les dernières nouveautés.

De quel sujet les partenaires sociaux discutent ?

Les négociations qui ont commencé depuis l’été dernier entre les différents partenaires sociaux au sujet de l’assurance chômage s’intéressaient principalement aux nouvelles règles de l’indemnisation du chômage. Travaillant toujours par la convention de 2014, les syndicaux souhaitent apporter des réformes au système d’assurance qui régit les indemnités du chômage en France.

Le système repose sur un financement établi à partir des contributions des employeurs et des salariés. De l’autre coté, l’assurance chômage est déterminée en fonction du salaire intérieur. Pour déterminer les différentes règles d’indemnisation et les niveaux de cotisations, il a été souvent usuel d’avoir des négociations entre les partenaires sociaux afin de formuler des conventions à l’Etat qui les approuve par la suite.

Pourquoi les partenaires sociaux discutent ?

Inutile de la cacher, mais les comptes de l’Unédic, l’organisme chargé par la gestion du régime d’assurance chômage en France, souffrent d’un important cumul de dettes. Le déficit a atteint les 30 milliards d’euros avec un solde manquant de 4 milliards d’euros qui s’ajoutent d’une année à une autre. Le grand enjeu de ces nouvelles négociations entre les partenaires sociaux est donc de soulager ce régime en trouvant de nouveaux mécanismes pour réduire les dettes.

SI l’Unédic a atteint cette situation, c’est que la conjoncture économique n’est pas à son plus beau temps. Egalement, les politiques entreprises (le régime des intermittents en faveur du secteur culturel, le financement de pole emploi, le régime des travailleurs transfrontaliers, etc.) pour enrichir les caisses de l’assurance chômage sont devenues obsolètes et responsables de ce déficit.

Du changement après les élections présidentielles ?

Tous les prestataires d’assurance, dont Filiassur, observent de plus près le sort de ces négociations. Cependant, l’assurance chômage intéresse également les candidats à la présidentielle, même si trois des cinq candidats (Marine Le Pen, Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon) n’iront pas jusqu’à changer le système à différence de François Fillon et Emmanuel Macron qui comptent le renouveler.

Pour le premier, sa solution serait de donner une échéance d’une année aux partenaires sociaux pour apporter des changements aux règles d’indemnisation ou menacerait de le faire après cette période. Quant au deuxième candidat intéressé, sa solution serait d’étatiser l’indemnisation en permettant à tous les travailleurs –démissionnaires compris – de toucher une indemnité de chômage financée par l’impôt.